Bien que loquace, l’œuvre d'art ne veut rien dire. Elle ne manque de s’imposer à nous dans une configuration du contact sans l’accès et de délivrer sa vérité à même son refus de signifier. Elle élargit aujourd’hui un écart entre sa logique immanente et celle du sujet percevant qui cherche à la saisir. Cependant, l’esthétique censée contenir cet écart déborde du côté de la critique héritée de la modernité, désormais incompatible avec le contemporain. Cette esthétique refuse de regarder l’œuvre exister sous nos yeux, mais sans nous, si bien qu’elle recourt à d’autres moyens pour la dompter en la transformant en extension de l’éthique et de la politique.
Après un examen de ces apories contemporaines, l’ouvrage déploie une esthétique qui provient des œuvres elles-mêmes, qui interroge le discours par l’œuvre, le concept par la chose, l’idée par le réel, le sujet par l&r